Enfant épilepsie

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L'épilepsie chez l'enfant

L'épilepsie est la maladie neurologique la plus fréquente chez l'humain après la migraine. En général, elle provoque des crises de convulsions des plus simples aux plus impressionnantes.

 

Cette maladie est plus fréquente chez les personnes âgées, mais également chez les plus jeunes. Avec les différents progrès de la médecine, une personne épileptique peut vivre normalement en adoptant une habitude de vie saine et en respectant certaines règles.

 

Chez les enfants qui sont des êtres naturellement plus fragiles, l'épilepsie peut cependant avoir des répercussions psychologiques et sociales très importantes si elle n'est pas vite prise en charge.

 

EnfantEpilepsie montre comment se manifeste cette maladie neurologique et quel rôle joue l'alimentation dans la prise en charge de cette pathologie.

Explications de la pathologie

L'épilepsie se manifeste par la répétition spontanée de crises, provoquées par l'hyperactivité de certains neurones dans le tissu cérébral. Ces crises surviennent de manière brutale et sont le plus souvent de courte durée.

Pour faire un bon diagnostic, il est indispensable que ces crises surviennent plusieurs fois chez l'enfant. En effet, chez certaines personnes, la crise de type épileptique peut survenir une seule fois sans ne plus se répéter durant toute leur vie. C'est pourquoi il est recommandé de prendre l'avis d'un spécialiste des pathologies neurologiques pour qu'il établisse un diagnostic fiable et plus précis.

L'origine des crises épileptiques

Le tissu cérébral est constitué d'une multitude de neurones qui communiquent entre elles par des signaux électriques et chimiques. Pour une raison ou une autre, un groupe de neurones est soudainement le siège d'une activité électrique désorganisée et excessive. Cette activité se propage ensuite aux autres parties du cerveau, et parfois à l'ensemble du cortex cérébral. En d'autres termes, le tissu cérébral reçoit une sorte de décharge électrique ou d'orages qui embrouille son fonctionnement. Ce dysfonctionnement provoque la crise d'épilepsie. Une fois calmé, le cerveau reprend ainsi son fonctionnement normal et la crise prend fin.

Les différentes épilepsies

Les neurones qui délivrent les décharges électriques sont situés dans une région plus ou moins localisée du cortex cérébral, on parle de zone épileptogénique ou de foyer épileptogène. L'épilepsie est dite partielle lorsque l'activité électrique excessive se propage et se limite à une partie du cerveau. Cela peut être le territoire cérébral responsable de l'audition, de la vue ou du mouvement. L'épilepsie est dite généralisée lorsque la décharge s'étend sur l'ensemble du cortex cérébral.

On distingue deux grandes familles d'épilepsie : les épilepsies symptomatiques et les épilepsies primaires. Les épilepsies secondaires ou épilepsies symptomatiques peuvent être héréditaires ou d'ordre génétique. Ils peuvent être également causés par une lésion due à un traumatisme crânien, une méningite, une tumeur, un abcès, un toxique ou une drogue.

Quant aux épilepsies primaires (on parle d'épilepsie maladie), l'on ignore encore leur origine exacte. Si la cause de ces épilepsies primaire est totalement inconnue, elles sont dites d'épilepsies idiopathiques. Dans le cas contraire, lorsque la cause est suspectée, mais pas avérée, on parle d'épilepsies cryptogéniques.

Reconnaître les premiers signes et symptômes de l'épilepsie

 

Le cerveau des enfants est en constante transformation. Pour cela, ils peuvent être victimes de différentes formes d'épilepsie selon leur âge. Ces différentes formes de la maladie ont toutes des manifestations multiples. Les symptômes peuvent donc varier en fonction de l'épilepsie qui affecte le patient jeune. Chez certains enfants, ces crises peuvent très vite apparaître avec leur lot de douleurs et disparaître avec l'âge. Malheureusement, d'autres se voient obligés de suivre un protocole thérapeutique tout au long de leur vie.

Les crises chez le nouveau-né

 

Les crises sont plus fréquentes chez les nouveau-nés atteints de cette maladie. Elles surviennent le plus souvent chez les bébés qui sont atteints d'une encéphalopathie hypoxique ischémique (EHI). L'EHI est la conséquence d'un manque ou d'une insuffisance d'oxygène au cerveau à la naissance.

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Cette lésion du cerveau sera responsable de 15 % des cas d'épilepsie qui nécessite un traitement sur une longue période. Les crises chez le nouveau-né peuvent être également dues à une forme d'épilepsie d'origine génétique.

Les symptômes de cette maladie chez le nouveau-né se manifestent par ces quelques gestes :

  • mouvements faciaux répétitifs,

  • mouvements inhabituels des jambes (comme si l'enfant pédalait),

  • regard fixe,

  • contraction des muscles,

  • mouvements saccadés.

 

Les nouveau-nés en bonne santé produisent également ces mouvements. Il est donc recommandé de réaliser une électroencéphalographie (EEG) pour confirmer le diagnostic.

Les spasmes infantiles

Ces formes de crises se manifestent à l'âge de 3 à 8 mois. Les symptômes ne sont néanmoins pas faciles à identifier. La victime sujette aux spasmes lève soudainement son bras plié et penche sa tête ainsi que son tronc vers l'avant. Dans cette posture, les parents ont tendance à croire que l'enfant prend peur.

Ces crises se produisent le plus souvent en série. Ils sont cependant moins fréquents que les sursauts. En plus des altérations typiques des ondes cérébrales, de nombreuses victimes affectées par ces crises présentent un trouble du développement.

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Les convulsions fébriles

 

Les crises convulsives sont déclenchées par une fièvre qui dépasse rapidement 38,5 °C. Dans la plupart des cas, elles ne représentent pas toujours un début d'épilepsie. De plus, les enfants affectés par cette crise sont en bonne santé et ont un développement normal. Ces crises se manifestent chez 3 à 5 % des enfants de six mois à cinq ans. Elles peuvent s'accumuler au sein d'une même famille. Elles ne durent que quelques minutes et ne laissent aucune séquelle au cerveau.

Après une convulsion fébrile, il est fortement recommandé aux parents de consulter un médecin. En général, ces crises disparaissent quand la victime atteint l'âge pour commencer l'école.

Les absences

L'épilepsie généralisée peut également passer inaperçue. L'enfant sera comme « absent » pendant un court moment sans tressaillir ni tomber. Il a les yeux ouverts et son regard semble vide. Cette absence peut durer environ 5 à 10 secondes.

Le jeune patient sujet à une crise d'absence est qualifié souvent de rêveur, car il ne remarque plus rien pendant ce court instant. Dans la plupart des cas, il n'est pas conscient d'avoir eu une crise.

Les crises tonico-cloniques

 

Les crises tonico-cloniques (grand mal) peuvent survenir à tout âge. Les symptômes dans ce cas sont assez remarquables. La victime perd conscience et son corps se contracte. Il tombe au sol et peut faire un arrêt respiratoire. Il est ensuite pris de secousses musculaires.

La crise tonico-clonique dure environ deux à trois minutes. Elle peut aller au-delà dans certains rares cas. Lorsque le médicament d'urgence de l'enfant n'est pas à disposition, il faut immédiatement appeler un médecin ou les secours.

Gluten et épilepsie

L'intolérance au gluten (maladie cœliaque) est une pathologie chronique. Semblable à une réaction allergique, elle cause une inflammation de l'intestin grêle. Elle entraîne une mauvaise absorption intestinale des nutriments, des vitamines et des minéraux.

La maladie cœliaque se manifeste le plus souvent chez l'enfant ou l'adolescent après l'introduction des céréales comme le blé dans son régime alimentaire. Même si son diagnostic est difficile à établir, cette maladie est très fréquente.

L'intolérance au gluten est une maladie auto-immune. En d'autres termes, le système immunitaire de l'organisme produit des anticorps pour lutter contre lui-même. Elle survient donc chez les personnes prédisposées génétiquement. Avoir un parent atteint de la maladie cœliaque au premier degré augmente également le risque de développer cette pathologie. De plus, une personne porteuse d'une autre maladie auto-immune (diabète insulinodépendant, thyroïdite, cirrhose biliaire primitive) est plus disposée à avoir une intolérance au gluten du blé et d'autres aliments.

Sensibilité au gluten et manifestations neurologiques

 

De nombreuses études ont établi un lien entre la maladie cœliaque et l'épilepsie. Il a été montré un lien significatif entre l'épilepsie temporale avec la sclérose hippocampique et la sensibilité au gluten contenu dans le blé et beaucoup d'autres aliments.

Une autre forme de la maladie est également associée à l'intolérance au gluten : il s'agit de l'épilepsie occipitale. Cette forme de la pathologie touche majoritairement les plus jeunes. Lors des crises, en plus des douleurs, les jeunes patients affectés voient le plus souvent des formes qui n'existent pas ou des lumières clignotantes. Dans certains cas, ils ne voient rien du tout pendant les crises. L'enfant peut également avoir des hallucinations visuelles complexes lors d'une crise occipitale.

Pour cela, il est indispensable de prêter une attention particulière au régime alimentaire de l'enfant épileptique.

Voir les liens entre l'épilepsie et le gluten.

Quel aliment contient du gluten ?

 

Le gluten se trouve principalement dans cinq céréales. On utilise généralement le mot SABOT (Seigle, Avoine, Blé, Orge, Triticale) pour se souvenir de ces cinq céréales. On retrouve également le gluten dans la majorité des farines et donc dans les aliments préparés à base de ces farines. Il s'agit notamment de :

  • pâtes alimentaires,

  • produits de boulangerie et pâtisserie (pains de mie, biscuits, pain, beignets, gâteau…),

  • céréales pour petit-déjeuner,

  • soupes, sauces et desserts.

 

Il est également possible de trouver le gluten dans certains condiments et assaisonnements ainsi que d'autres aliments comme la charcuterie, les saucisses, le sucre glace…

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Intolérances alimentaires et épilepsie

 

En dehors du gluten contenu dans les céréales comme le blé, certains aliments comme le lait pourraient provoquer des convulsions. Les allergies ne peuvent pas causer l'épilepsie chez un individu. Une allergie peut toutefois empirer la maladie chez une personne qui en souffre déjà.

Le lait et les crises épileptiques

 

Une consommation abusive du lait peut entraîner une maladie et des troubles de divers ordres. D'après les informations de l'association Stelior, de nombreux scientifiques ont affirmé que le lait pourrait être la cause insoupçonnée de nombreuses pathologies digestives, mais aussi neurologiques.

En effet, le lait entrave le processus d'excrétion de certaines substances toxiques comme le mercure. Les organes nettoyeurs débordés et fatigués laissent ainsi s'installer des pathologies dans l'organisme. En fonction de l'organisme de l'individu, ces pathologies apparaîtront premièrement au niveau de l'intestin grêle sous différentes formes à divers moments de sa vie.

Une fois que les parois de l'intestin grêle sont abîmées, les organes nettoyeurs laisseront librement passer les opioïdes du gluten et les peptides morphiniques mal découpés des produits laitiers dans le flux sanguin. Ils finiront par s'accumuler dans différents organes. Les peptides morphiniques entraîneront la perturbation du système électrique du tissu cérébral chez les personnes qui ont subi les effets d'une altération de la barrière hémato-encéphalite. Le mauvais découpage des peptides peut ainsi être la cause de l'épilepsie pharmacorésistante.

Le régime alimentaire exempté du lait

 

Certaines études cliniques sont réalisées pour établir un lien entre le lait et l'épilepsie. Pour cela, un régime alimentaire privé de lait de vache et de ses dérivés a été proposé aux jeunes patients souffrants d'épilepsie partielle cryptogénique pendant au moins deux mois. L'on constate la diminution des crises et des douleurs, mais également les rémissions des paroxysmes EEG.

Après que ces aliments aient été réintroduits dans le régime de ces patients, cela entraîne la réapparition des paroxysmes EEG. Chez certains, on assiste à la rechute clinique. Après la reprise du régime sur une durée de six mois au minimum, l'on obtient une rémission électro-clinique définitive.

La consommation du lait et ses dérivés peut donc causer une maladie ou ne pas être tolérée chez certaines personnes. Il peut donc constituer une intolérance alimentaire chez les patients épileptiques.

Traitement par la nutrition sans gluten

D'après plusieurs recherches scientifiques réalisées depuis quelques années, il existe un lien étroit entre le traitement de l'épilepsie et la nutrition.

L'association Stelior et l'épilepsie

 

Née depuis plus de 20 ans, l'association Stelior est un centre international de recherches, d'études et d'information sur les troubles comportementaux et métaboliques. L'association mène beaucoup d'actions pour répondre à l'ampleur grandissante des maladies et troubles tels que l'autisme, l'épilepsie, l'hyperactivité chez les enfants…

 

Pour les victimes de crises épileptiques, Stelior propose un suivi sur mesure. Une équipe professionnelle et expérimentée se base sur de nombreuses analyses pour offrir des alternatives thérapeutiques.

 

D'après les informations de l'association Stelior, plusieurs études ont ainsi démontré qu'il y a un lien entre la réduction de la fréquence des crises épileptiques et l'éviction du gluten. Après avoir introduit une thérapie sans gluten dans le régime alimentaire d'un groupe de malades, il a été constaté chez certains patients testés positifs pour la maladie cœliaque, un espacement considérable de la période entre deux crises épileptiques. Un prolongement du protocole thérapeutique sans gluten sur cinq mois engendre la disparition progressive des crises et des douleurs chez ces patients. Ces derniers pouvaient mettre un terme à leur traitement antiépileptique.

 

Cette découverte est précieuse parce qu'elle favorise la mise en place systématique d'un dépistage pour l'intolérance au gluten chez les enfants épileptiques qui présentent des signes de troubles digestifs.

Le régime sans gluten, un traitement prometteur

 

Le régime sans gluten permet aux personnes épileptiques ayant une sensibilité au gluten d'éviter les crises et de réduire par la même occasion le traitement épileptique.

De nombreux scientifiques continuent d'effectuer des recherches pour obtenir des résultats encore plus importants. Ces informations permettent cependant d'établir sans aucun doute un lien significatif entre la consommation du gluten (par des aliments comme le blé), les crises épileptiques et leurs complications.